Intervenir auprès des hommes en détresse

Détails et inscription

Formation en présence d’une durée de 14 heures offerte en 2 journées de 7 heures les

1er et 2 décembre 2026 de 8 h à 12 h et de 13 h à 16 h 

Les hommes se retrouvent davantage en dépression après une séparation et se suicident quatre fois plus souvent que les femmes . Ils sont davantage enclins à utiliser des substances psychoactives. Au Canada, ils sont surreprésentés dans 14 des 15 principales causes de décès . Les hommes sont aussi plus réticents à demander de l’aide, et ce, peu importe le groupe d’âge, l’origine ethnique, l’orientation sexuelle ou le statut socioéconomique. Intervenir auprès des hommes suscite souvent un inconfort, une peur, un désarroi. Les hommes signalent l’absence de ressources spécifique, mais également que les services d’intervention sont souvent mal adaptés.

 

Dans la foulée de l’enquête du coroner Bérubé à la suite de l’affaire Gaumont-Lirette, des nouvelles orientations concernant le suicide chez les hommes, des recommandations du Rapport Rondeau (Comité de travail en matière de prévention et d’aide aux hommes, 2004) et de celles du Rapport du Comité d’experts sur les homicides intrafamiliaux (2012), Il est impérieux d’améliorer les interventions auprès des hommes en détresse et de mieux adapter les services offerts. C’est pourquoi le Plan d’action ministériel en santé et bien-être des hommes 2017-2022 fait de l’adaptation des services une priorité, notamment par le biais de la formation des intervenants (Action 2,2 du PAMSBEH). Étant donné que les hommes plus traditionnels ont tendance à agir leur détresse et à ne pas demander de l’aide, il devient alors important de bien détecter cette détresse et de désamorcer la crise le plus tôt possible. C’est dans cette optique que cette formation se situe. Elle a été identifiée comme une pratique de pointe par le Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) en matière de prévention du suicide, et s’inscrit clairement dans le cadre des recommandations du Rapport Rondeau et du Plan d’action ministériel. Elle a été évaluée en 2014 par Deslauriers et Groulx dans le cadre du projet For’hommes en Montérégie et elle est inscrite au catalogue des formations reconnues par le MSSS.

Plus de 4 000 intervenants et intervenantes ont suivi cette formation à ce jour. Elle permet d’explorer les conceptions implicites biaisant l’intervention auprès des hommes et d’identifier les principales pistes pour l’intervention après avoir clarifié quelques bases théoriques explicatives à partir du processus de socialisation et de formation de l’identité masculine et de son incidence sur la demande d’aide des hommes.

 

En plus de se baser sur la riche expertise des intervenants, superviseurs et formateurs qui s’est construite au fil des années (plus de 30 ans de réflexion sur les réalités masculines), la formation s’appuie sur les écrits reconnus dans le domaine, notamment Brooks, 1998, 2009; Brooks & Good, 2001; Deslauriers, Tremblay, Genest-Dufault, Blanchette & Desgagnés, 2011; Dulac, 1997, 1999, 2001; Glicken, 2005; Horne & Kiselica, 1999; Pollack & Levant, 1998; Rabinowitz & Cochran, 2002.

Clientèle visée :

Les professionnels en intervention issus de différents milieux qui œuvrent auprès de la clientèle masculine.

Objectifs de la formation :

  • Favoriser une prise de conscience des réactions contre-transférentielles qui interfèrent dans la relation d’aide face à des comportements souvent négatifs de clients masculins;
  • Mieux comprendre la dynamique de demande d’aide des hommes;
  • Identifier des habiletés facilitant l’intervention auprès des hommes;
  • Soutenir les interventions auprès de la clientèle masculine et assurer une vision commune quant à l’approche à utiliser;
  • Favoriser, chez les différents intervenants concernés, l’appropriation d’outils d’intervention et de référence commune.

Préalables :

Être un intervenant professionnel possédant des habiletés de base en intervention.

 

Compétences acquises :

À la fin de cette formation, les participants se seront approprié une structure d’intervention incluant les nouveaux outils.

 

Approche pédagogique :

Les formateurs présenteront des exemples cliniques. Leur analyse sera faite sur la base de notions théoriques enrichies par les expériences vécues en intervention.

 

Groupe :

8 à 15 participants

 

Contenu :

Jour 1

  • Présentation des formateurs, des objectifs, de l’horaire et de la formule pédagogique
  • Échange sur les expériences des personnes participantes dans l’intervention auprès des hommes (leurs observations, bons coups, situations plus difficiles) et leurs attentes envers la formation
  • Exercice brise-glace
  • Contexte dans lequel s’inscrit cette formation (lien avec les orientations ministérielles)
  • Socialisation masculine : vidéo et échange sur la vidéo
  • Socialisation masculine et formation de l’identité
  • Aspects positifs sur lesquels s’appuyer
  • Demande d’aide des hommes
  • Début du modèle d’intervention
  • Deuxième partie du modèle d’intervention
  • Comment ce modèle peut s’appliquer dans ma pratique? Qu’est-ce que je retiens qui consolide ce que je fais déjà et qu’est-ce qui m’ouvre de nouvelles pistes?

 

Jour 2

  • Questions soulevées à la journée 1
  • Un exemple d’application du modèle : vidéo et échange
  • Des aménagements organisationnels pour favoriser l’adaptation des services aux hommes
  • Problèmes communs rencontrés :

1) Les hommes et l’agressivité

2) Les hommes et la dépression

3) Les hommes et la séparation

4) Les hommes et le processus de deuil

  • Outils pour appliquer le modèle
  • Bilan et perspectives : avec quoi je repars…

 

Formateurs

La formation a été conçue par Gilles Tremblay, Ph.D., t.s. et Pierre L’Heureux, m.a., andragogue. Elle est reconnue par l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (OPTSTCFQ) et par l’Ordre des psychologues du Québec. Les formateurs autorisés dans la région sont : Julien Gravelle, Rémi Riverin, Marie-Andrée Sauvageau et Julie Tremblay.

 

Durée : 14 heures

 

Voir et télécharger le plan de formation complet

 

Références

St‑Laurent, 1998

Tousignant & Payette, 1997

Oliffe et al., 2010

Chagnon, 1998; Dulac, 1997

Tremblay et al., 2016

Tremblay, 1989,1996

Brooks, 1998, 2009; Dulac, 1997; 2001; Lajeunesse et al., 2014

Chagnon et al., 2008

Tremblay & L’Heureux, 2002, 2005; 2010, 2011

Pollack, 1997; Tremblay & L’Heureux, 2011

 

 

Cette formation est offerte à un tarif réduit grâce à la participation financière du gouvernement du Québec.

Critères d’admissibilité

 

Répondant régional en santé et bien-être des hommes CIUSSS Saguenay–Lac-Saint-Jean et formateur

Rémi Riverin

Diplômé en Travail social du Cégep de Jonquière ainsi que de l’Université du Québec à Chicoutimi, M. Riverin œuvre principalement dans le domaine de la santé mentale et de l’intervention de crise depuis près de 20 ans.

Après cinq ans d’intervention au sein d’un organisme venant en aide à des adolescents ayant des troubles de comportement, il intègre l’équipe de professionnels du Centre de prévention du suicide 02, où il fera partie de l’équipe pendant plus de dix ans. Sa grande polyvalence et son fort intérêt pour l’humain lui a permis de toucher à plusieurs types d’interventions. Spécialiste de l’intervention auprès des groupes d’entraide et de l’intervention de crise suicidaire, il a concentré la majorité de ses activités auprès de la clientèle masculine. Depuis 2021, il occupe la fonction de répondant régional en santé et bien-être des hommes au CIUSSS du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Formatrice

Marie-Andrée Sauvageau

Professionnelle engagée dans le domaine du travail social et bachelière de l’Université du Québec à Chicoutimi en 2018, madame Sauvageau commence sa carrière en tant qu’intervenante au Centre de Ressources pour Hommes, où elle occupe actuellement le poste de coordinatrice. En plus d’assurer la coordination clinique et organisationnelle du point de service de Roberval, elle coanime un groupe en gestion de comportements violents. Madame Sauvageau a également occupé un poste d’intervenante au Centre d’écoute et de prévention du suicide 02 pendant plus de cinq ans. Passionnée par l’apprentissage et la formation continue, elle poursuit actuellement des études en sexologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).